Bref. Je t’aime.

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Il est des écrits qui mettent du temps à se construire. Des posts qu’on met des jours à écrire.
Des dossiers qui prennent deux ans à se ré-ouvrir. Douloureusement. Et se referment, joyeusement.
Il est des odeurs de vanille qui ne s’estompent qu’en un an.
Il est un mot qu’on dit quotidiennement. Et tant mieux.
Et pourtant.
Il est des jours. Des soirs. Des nuits.
Exceptionnels, soit par leur beauté, soit par leur violence. Où ce mot prend d’autant plus d’importance que le silence l’aggrave. Le sublime et l’amplifie.
Je t’aime.
Ce soir, pour tes épaules qui se voûtent sous les coups de la vie.
Je t’aime. Paf. Comme un direct dans le foie de cette fucking story qui ne te laisse aucun répit.
Je t’aime. Bim. Comme un uppercut à la tristesse qui n’en finit pas de t’assaillir.
Alors que tu es forte, oui, et que pierre à pierre, tu tailles la route pour nous. Pour eux.
Je t’aime. Bang. Comme un crochet du cœur dans le sort qui s’acharne.
Je t’aime. Vlan. Comme un coup de boule non réglementaire au sang qui s’immisce. Encore.
Alors que tu es frêle, belle, solide.
Je t’aime. Depuis huit ans déjà. Et pour tellement longtemps encore.
Rien ne brisera ce qui nous lie. Parce que ce soir, malgré ce soir, nous voici de plus en plus liées.
Liées contre la douleur et l’adversité.
Liées pour que d’autres viennent se tenir à nos épaules. Nos enfants, nos frères, nos amis.
Et lui…
Je t’aime. Comme un pacte dans la gueule de quiconque viendra me dire le contraire.
Ou m’annoncer une nouvelle mauvaise nouvelle.
Bref. Je t’aime.
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