Bientôt l’école. Que restera-t-il de nous ?

 

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NB : Mes questions sont rhétoriques. Parfois ce n’est pas des solutions que l’on cherche mais confier son ressenti.

Dans un mois tu auras 3 ans. Tu parles, tu sautes, tu joues et bientôt tu iras à l’école. Bientôt nous ne passerons plus nos journées ensemble …

Que nous restera-t-il ?

Oui tu vas passer de super moments, t’épanouir. Oui les retrouvailles seront savoureuses. Oui j’aurais du temps. Oui.

Oui il y a toujours du positif et tout plein d’arguments que les autres nous balancent limite en nous faisons comprendre que nous sommes égoïstes et/ou bête de ne pas voir.

Non, que tout le monde se rassure, je ne suis pas obtus. Oui rationnellement je suis tout à fait capable de voir le positif pour lui et pour moi. Mais nous ? Que restera-t-il de nous ?

C’est une nouvelle étape, une autre, une de plus. Il faut une nouvelle fois s’adapter, trouver comment rester nous, pas tout à fait de la même manière, avec moins de temps.

Ca se joue quand ? comment ? juste entre nous ?

Quelle place va prendre ta « maitresse » ? Est-ce un hasard ce mot ? Une tromperie ? de quoi ? de la fonction « maternelle » ? Ah tiens, un autre hasard linguistique ? … la maitresse de l’école maternelle …

Je n’ai pour l’instant que des questions, des appréhensions, le reste suivra surement.

Et les autres et leur expérience ne m’aident pas. Comme un accouchement, on peut imaginer toutes les possibilités et écouter tous les vécus, ce moment sera le notre, ni pareil, ni vraiment différent mais personnel et singulier.

Et puis le poids de la culpabilité (toujours) que renvoie la société ne m’aide pas. On me dit de le laisser « s’envoler », de le « lâcher », de le « laisser » … comme si je le retenais. Mais c’est faux. Je ne le tiens pas, je le porte. Alors surement faut-il que je le pose, le dépose ? On me dit qu’il faut se détacher, mais on n’est pas attaché, on est lié.

Et puis notre relation n’est pas unilatérale, je ne suis pas la seule actrice. Ses petits doigts serrent fort mon index, sa tête se niche dans mon cou, sa main me caresse le bras.

Non je ne suis pas égoïste. Oui je sais tout le bien et l’épanouissement qu’il retira de l’école. Que restera-t-il de nous ? Je ne sais pas mais ce dont je suis sur c’est que « ce nous » survivra, avec moins de temps c’est sur mais avec toujours autant d’amour.

 

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