Pregancy Crash Test

toilette

On le dit, « Chaque grossesse est différente ».
Moi ça me fait une belle jambe vu que la première était top et easy, je me dis que je vais forcément prendre cher.. mais vous me direz c’est le jeu ma pauvre lucette.
Et j’ai pris une résolution 2015, je ne me plaindrai pas.
NB : Je vous charge de me le rappeler, j’ai une grosse tendance fillasse.

Pendant le premier trimestre de ta grossesse, quelle qu’elle soit, t’as pas grand chose d’autre à faire qu’attendre, et essayer de pas trop stresser au risque de fausse couche. Alors du coup, pour rendre le truc un peu plus fun, j’ai fait, parfois involontairement, des crash pregnancy test sur mon corps.

Pour Lardon 1, c’est facile, je n’avais eu AUCUNE nausée à une exception près d’une journée : quand j’avais fait un combo sur une semaine avec une entorse de la cheville, une opération de la myopie, ce qui faisait que je vivais dans un monde flou et claudiquant, auquel j’avais ajouté la prise d’un médicament anti grippe A qui avait fait exploser le tout et m’avait fait décider solennellement préférer mourir dans d’atroces souffrances de cette fameuse grippe que reprendre un médicament de plus.

Pour Lardon 3(*) donc, tout est différent, depuis le départ.
L’âge sans doute. Sans doute…
Mais j’ai pas perdu cet espèce de challenge inconscient d’aller tester les limites de mon corps cette fois ci.

J’ai donc appris que :

a) Le jus d’orange associé à la vitamine C à jeun était : HORS LIMITE
(Oui je sais c’était un peu con de prendre les deux en même temps).
Rectificatif : Après plusieurs tests divers et variés, toute prise de gellule quelque soit l’estomac vide a une sorte d’effet rebond au fond de l’estomac et m’envoie directement à la case Toilettes sans retoucher 20 000.

b) Qu’il fallait pas que j’écoute cette sensation sourde qui vient du fond de moi et semblait dire « si tu avales quelque chose tu vas le regretter », c’était un leurre et manger était au contraire, très salutaire.

c) Qu’il faut plutôt que j’évite de regarder des photos de bouffe cuisinée par les copines (même si ça a l’air délicieux) quand je sens que mon estomac veut se faire la mal.

d) Et surtout, surtout, surtout… qu’il ne faut PAS manger 3 quiches au fromage (la mienne, celle de Lardon 2, celle de ma femme qui me l’a vivement déconseillé) avec de la glace au chocolat, juste avant un atterrissage avec turbulences. FATAL ERREUR SYSTEM.
C’est ce que depuis ma femme appelle « la leçon de la troisième quiche » et je sais pas pourquoi, je sens que je vais en entendre parler un moment de celle là.

Cela dit, je l’ai dit, #obj2015 : je ne me plaindrai pas.
Et tout, je dis bien tout – même se retrouver par terre dans les toilettes alors qu’on est déjà en retard pour emmener son fils à l’école et le supplier de trouver son téléphone portable pour prévenir sa femme qu’il faut peut être un plan B et qu’il ouvre la porte en disant « hein??? », si, si, même ça – a une utilité.

Là par exemple, j’ai appris à voir différemment cette pièce de l’appartement et à réfléchir à plusieurs pistes de réaménagement (Pas mal la photo nan? Faut juste une pièce supplémentaire juste pour les chiottes…ce qui fait qu’avec les chambres des enfants, la nôtre, la chambre d’ami même si t’as plus d’amis quand t’as une famille nombreuse, le bureau pour faire style des fois je suis écrivain, les toilettes donc, des autres toilettes juste pour les lardons qui en mettent partout, la salle de bain, le salon, la cuisine, il nous faut donc un F..12)

Je l’ai aussi transformé en véritable « Panic Room » avec tout le nécessaire pour tenir un siège, en cas d’attaque terroriste de nausées de grossesse, avec une bouteille d’eau, du Listerine, des KitKat et la 1èretrilogie de Katherine Pancol – il fallait trouver des livres dont la valeur sentimentale et/ou littéraire étaient compatibles avec la mission.

Alors voilà, j’apprends à écouter mon corps, je sprinte hyper vite dans le couloir et des fois ma femme me retrouve en train de méditer devant la porte des toilettes en me demandant tel David Charvet au top de sa gloire, should I stay or should I go.. (should I comback anozer daêh?? des nostalgiques, nan? Really? Rhoo…)

Allez, sur ces nouvelles passionnantes, la prochaine fois je vous parlerais des ravages des hormones sur mon cerveau.. qui n’est déjà pas toujours tout là, alors je vous laisse imaginer..

 

(*)Ce texte ayant été initialement rédigé avant l’échographie qui nous a offert une promotion de deux lardons pour le prix d’un, je trouve à postériori la fin de la phrase très amusante…

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