« C’est lui Rodin? »

cathédrale

ça fait un bail que je suis pas passée vous voir.

J’ai beaucoup de raisons à ça. Je vais essayer de vous en raconter quelques unes.
La plus simple et la plus évidente, est que je rentre de deux semaines de vacances avec toute ma tribu, femme et lardons, aux Etats Unis d’Amerloque.
Version bref : c’était super chouette.

Du temps pour se reposer, du temps en famille, beaucoup de sourires, quelques duck face sur Miami Beach pour assouvir mon coté starlette inside et surtout, nos fistons qui grandissent.

Je pourrais vous raconter mes vacances, version Les Bronzés font du ski, les activités, les repas, vous dire que le grand sait nager avec un tuba, que le petit imite le grand, qu’on a vu des alligators, des lamentins, des dauphins, que j’ai fait du sport, beaucoup (ça mérite d’être souligné, en rouge), les cocktails sur la plage, le soleil, la crème solaire 50. Mais en fait, déjà, je sais pas très bien raconter ça, et puis… c’est pas ça qui prenait toute la place.

Ce qui prenait toute la place, c’était la famille, notre famille.
Se retrouver tous les quatre, juste nous. Voir nos petits lardons devenir des petits hommes, jouer à des jeux de société, mimer le pic vert, imiter l’éléphant, commander leur menu aux restaurants.
Nous faire rire. Beaucoup.

Se dire que c’est pas simple tous les jours, regarder derrière, ces années écoulées, pas si tranquilles que ça, les heures de sommeil en retard, les réveils la nuit, les opérations, les distensions. Et vouloir tellement faire mieux, toujours. Faire plus. Encore.
Parce ce non ce n’est pas simple tous les jours, c’est la vie.
Mais la vie, c’est beau.

Retrouver la beauté dans une sculpture de mains entrelacées. Une cathédrale.
Se dire qu’on peut faire tellement de choses avec des mains. Tout, en fait. Ma main dans la sienne quand il veut sauter du mur. Ma main sur sa joue pour l’aider à s’endormir malgré le décalage horaire. Mes doigts entrelacés dans les siens dans l’avion qui décolle vers un week end en namoureuze et la suite de nos aventures.
Vers l’inconnu.

Vers l’agrandissement de la famille.
Vers la vie.
Parce que oui, c’est de ça, aussi, qu’il s’agit.

Quand nous avons visité le Musée Rodin, avec leur arrière grand-mère ancienne grand professeur d’histoire de l’art, c’était un très beau moment. Il y avait de la neige dehors, il faisait -15° dans la ville, le bâtiment était beau, on était bien. Vraiment. Et quand le guide est venu nous ouvrir la porte et que BradPittou m’a demandé sous cape « C’est lui Rodin? » J’ai beaucoup ri.
Et je me suis dit que, tout, toutes les difficultés du monde, les pleurs de 4h du mat, les virus de l’hiver, les frustrations, les colères, les pieds défoncés à marcher sur les Lego en pleine nuit, tout, tout s’effaçait devant de tel moment.

Alors c’est pour ça qu’on repart vers de nouvelles aventures.
Vers l’inconnu. Et l’au-delà. L’immaitrisable.
Avec le sourire.
Et même pas peur.

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