Noces de coton : pas d’adoption mais toujours la discrimination.

cotton

En aout 2013 nous nous sommes mariées et nous pensions avoir gagné.

Se marier vite pour adopter vite. C’était notre idée. Faire au plus vite pour qu’enfin ma femme soit la mère de notre fils, pour que la loi lui donne des droits et des devoirs, lui permette d’avoir une place dans la vie de notre tout petit, pas juste mon bon vouloir.

En aout dernier nous fêtions nos noces de coton. Mais toujours pas d’adoption !

Il a eu plusieurs reports de la part du parquet, il jouait surement la montre en attendant l’avis de la cours de cassation. Puis enfin la cours de cassation rend cet avis si logique. Non mon fils n’est pas une fraude à la loi ! L’espoir renait.

La semaine dernière, un an après avoir signé le consentement d’adoption (soit une éternité pour nous), le parquet devait enfin se prononcer sur notre dossier : avis favorable ou défavorable ? Facile on se disait.

Facile ? non rien n’est facile pour nous. Notre avocate nous appelle « toujours pas d’avis, ils ont perdu votre dossier » …

C’était donc ça la dernière astuce ? Après 2 reports retardant notre affaire de 7 mois, perdre notre dossier ? Et comment ? A-t-il tourné dans tous les bureaux pour admirer nos photos de famille et les attestations de nos proches, notre intimité ?

Lamentable ! L’espoir s’envole et la colère revient. J’apprends en même temps la préparation d’une nouvelle manifestation contre nous, contre mon fils.

Adoption 0, discrimination ∝ ! (c’est pas deux zéros mais bien l’infini !)

On s’est battu, débattu pendant des mois. Vous croyez quoi quand on a eu le mariage ? Que c’était juste pour faire la fête habillées en blanc ? C’est pour notre famille qu’on se bat et c’est pour elle qu’on continuera ! Alors, non n’utilisez pas les enfants ou VOTRE concept archaïque de la famille pour nous attaquer, car alors on serait presque dans le même camp.

Y avez-vous déjà pensé comme ça ? Puisqu’on se bat vous et nous POUR la famille ? Pourquoi se battre les uns contre les autres ?

Et vous M. Le Procureur de la République : qu’attendez-vous ?

Il parait qu’ils se réunissent aujourd’hui, il parait qu’on aura des nouvelles lundi. Attendre encore, toujours. Inspirer, expirer.

J’aurais beau espérer, désespérer, je continuerai de respirer et de me battre. On gagnera, quel que soit vos activités dominicales, on gagnera !

 

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