Truth. And Rhum. Bis.

Est ce que quelqu’un peut imaginer, la peur que cela fait qu’on vous enlève votre enfant?

Sophie’s choice?

Le choix de Sophie c’est un film, un livre. C’est la guerre, les nazis, les méchants bouh, c’est pas réel.

J’ai deux enfants. Deux.
Sur le papier je n’en ai qu’un.

Personne ne semble réaliser l’abysse dans lequel je tombe..
Et si jamais on m’en enlevait un.

Perdre un enfant.. c’est le drame ultime.
Tout le monde vous le dira.
On ne devrait jamais survivre à ses enfants.

Heureusement, je touche du bois, mes enfants vont bien. Les deux.
Mais sur le papier je n’en ai qu’un.

J’ai des amis, des vrais, des qui sont vraiment vraiment vraiment bien.
J’ai une famille, une vraie, une qui compte vraiment vraiment vraiment fort.

Mais avoir un enfant qu’on peut vous enlever?…
C’est une souffrance que personne ne peut percevoir.

Ma femme peut.
Ma femme, sait.
Mais ma femme se protège aussi.
De cette décision là.

Oui on est fortes, oui on est méga méga méga fortes.
Mais on n’est pas plus fortes que la loi.
Que cette putain de fucking décision du tgi.
Que si c’est un con (ou une conne) qui décide qu’un enfant c’est une fraude, que pour se faire mousser auprès de ses potes de LMPT il ou elle va me refuser le droit d’adopter mon fils..
J’aurais juste mes yeux pour pleurer…
Et mon fils à consoler qui n’y comprendra rien.
Mais qui pleurera quand il verra sa maman pleurer.

Qui peut être plus fort que ça?

Ce soir, mon fils, celui qu’est pas le mien, il m’a trop énervé.
Il a deux ans, il est horrible, il fait des colères pour tout et rien.
En l’occurrence il voulait rentrer dans la baignoire toute seul et j’ai dit que non c’était dangereux.
Il a hurlé.
C’était horrible.

Mais c’est mon fils.

J’ai bu un peu de rhum ce soir.
Un rhum qu’on m’a offert, qui est très très bon.
Une femme qui peut comprendre.
Une femme qui a un fils qu’on peut lui enlever.
Si sa femme part en vrille, si le tgi décide que non en fait, non.
Un fils entre parenthèse.
Une astérisqme
Un alinéa.
Un fils.

Retirer un enfant.

On est en 2014.
Pas en 1944. Mais oui c’est possible.

Alors oui oui oui on savait.
Oui oui oui on assume.

Et oui oui oui je serais forte.

Mais fuck.

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