Clément

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Clément, c’est mon deuxième prénom pour garçon préféré.

Clément, c’est beau, c’est doux. Clément, ça pourrait être mon enfant.

Pour ceux qui suivent un peu ici, vous le savez, je l’ai écrit, tous ces mois de violence et d’homophobie, de n’importe quoi, de slogans puritains, je l’ai écrit, j’ai craint le pire. Parce que ça puait l’extrême-droite et les Jeunesses nationalistes. Parce que c’était intolérable d’intolérance.

Parce que ça clivait trop fort notre pays et que personne, en haut lieu, ne prenait la mesure de la bombe à retardement qui se fabriquait.

Hier, Clément Méric est mort pour ses idées dont la lutte contre l’homophobie et la transphobie.

Et j’enrage que cela soit une suite logique au climat qui s’est installé chez nous depuis le projet de loi sur le mariage pour tous. On pourra me dire que j’invente, que c’est tiré par les cheveux, que cela n’a rien à voir.

On sait tous bien que celle qui promettait le sang a pu voir sa prophétie se réaliser.

On commence à comprendre l’ampleur des dégâts. Hein ? On commence non ?

J’aurais aimé ne pas l’avoir senti venir. J’aurais aimé qu’il y ait un pilote dans le pays qui foute quelques baffes au bon moment. Avant que certains pensent en toute impunité, qu’être révolutionnaire c’est cogner un petit gars de 60kg avec un poing américain.

J’aurais aimé pouvoir continuer à penser à ce joi prénom… Clément, comme si de rien n’était.

Je pleure aujourd’hui sur Clément Méric.

Repose en paix. Ici c’est toujours la guerre.

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