L’homoparentalité les vrais problèmes – 4 – Le bricolage

 

Maintenant que cette guerre semble prendre fin (semble, semble, on garde l’armure au sechoir pour on ne sait jamais..) on peut revenir à nos premières amours, celles où nous vous invitions chez nous, pour vous montrer combien on etait hyper fun trop belle et trop funky… huge lol,
Ou plutot comment on etait en fait exactement pareil que tout le monde.
Ou presque.

Il y a quelques rares exceptions de vie courante où nos familles sont differentes et rencontrent des vrais problèmes. Jai déjà abordé dans cette rubrique des sujets brulants dactualité comme les toilettes mixtes et les soutifs d’allaitement (eeeurk rien que dy penser jen tremble). Je reviens aujourd’hui avec un autre vrai problème de l’homoparentalité, notemment feminine : Le bricolage.

Que tout soit clair, je crois qu’au sein de mes copines, il y en a plusieurs qui seraient capable à elle seule de vous refaire votre appartement du sol au plafond en moins de temps que d’autres iraient au bout du ELLE supplément mode (non mais il est quand même 2 fois plus gros celui là aussi cest dur!).

Et pourtant, une fille qui entre dans un magasin de bricolage, ça donne forcément un truc du genre :
 » ……. = Ignorance notable du vendeur
– Excusez moi, monsieur… monsieur
– …… = Persistance du deni de visibilité d’unepotentiel client étant donné l’absence de chromosome Y dans son patrimoine génétique
– Monsieur? MONSIEUR?
– Magnamagnmmoui? Quoi? = Genre tu cherches Zara tu t’es trompee cetait la suivante ici cest LeroiMerlin pas Lareine.
– J’ai reservé sur votre site en ligne une ponceuse double rotation a lame courbe, pourriez vous me dire ou la recuperer s’il vous plait.
– …. (Dédain, toisage de la tête au pieds, recherche une présence mâle à vos cotés). C’est impossible.
– Comment ça?
– Parceque ce n’est pas possible.
– Merci de la définition mais je ne comprends pas, j’ai réservé sur votre site, la machine était disponible, je suis là, je ne comprends pas.
– Ecoutez, c’est une machine complexe, vous ne sauriez pas vous en servir, je n’ai pas les garanties je ne peux pas vous la laisser ».
Au delà de la colère et de la sidération, il vous reste dans ces cas là, uniquement l’envie de lui envoyer sa ponceuse double rotation en pleine face. Doublement. Puis, comme ma copine pour qui l’histoire est malheureusement véridiquement arrivée, vous allez donner votre argent à une autre enseigne et vous refaites, en moins de temps que de lire le ELLE supplément mode, le sol de votre salon.

C’est un peu cliché mais c’est un fait. Et si dans les couples hétéros cest peut être vous madame qui vous occupez de poser les étagères, il n’en restera pas moins que votre conjoint reste « l’alibi garanti » pour les macho vendeurs, la protection masculine qui protège et rassure et qui leur donnera la certitude que « quelqu’un surveille vraiment ce chantier quand même ». Non mais oh. Même si votre conjoint n’est en réalité là que pour porter les pots de mastic trop lourd.
Mais pour nous, bah non.
Pas d’alibi.

Quand pour refaire mon balcon je cherche une scie sauteuse, on me demande si c’est pour me refaire les ongles..
Quand on repeint l’appartement du sol au plafond, on me demande ‘Qui l’a fait? » Bah non. « Mais qui nous? » Bah nous.
Bon pas tout moi parceque le rouleau c’est lourd et ça fait mal au bras mais chut.

Alors à l’heure des temps modernes, même si les repères changent, les clichés ont la vie dure, mais oh hein c’est normal. On va pas demander les mêmes droits que les autres et en plus la fin du sexisme, faut pas pousser mémé plus vite que la musique.
Mais bon, c’est pas tout, je râle, je râle, mais avec mon balcon, faut que je vous laisse, j’ai pas eu le temps de me faire les ongles…

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