Jour de Fête

bfm

Si.

Aujourd’hui c’est notre fête.

Peu importe la pluie, peu importe Paris, peu importe ces « Tous » qui ne pensent qu’à eux.

Aujourd’hui c’est pas ça l’important, aujourd’hui c’est la fête des mamans, la mienne, la notre, celle de ma mère et aussi celle des autres.
D’ailleurs Funky Mom : fumer, c’est pas funky !

Des mamans blanches, noires, rouges, vertes, jeunes ou moins jeune, uniques ou doubles.
Des mamans qui pleurent devant des colliers de nouilles, qui crient pour une Nième bêtise et oublient tout devant un sourire,
Des mamans qui râlent, qui rangent, qui dorment peu.

Je me rappelle de mon premier « maman ».
Celui qui est sorti de mes lèvres quand je changeais Bradpittou, celui qui, pour la première fois, s’appliquait à moi.
Moi? La little boulette qui n’étaient même pas capable de laver ses affaires et qui parfois, portaient ses pantalons à l’envers.
Moi, la crevette insecure qui pleurait devant Dawson et lisait Closer et Oups assidument.
Moi, maman?

Et oui. Moi, Maman.

Pas besoin de tirade, pas besoin de grand discours, juste un changement de couche, un regard, pour toujours.

J’ai pris mon armure ce jour là.
Celle que j’avais rangé sous les couches de fillasse, la peur des requins et les angoisses toute bêtes. Plus jamais je ne baisserais les yeux, plus jamais le silence confortable, j’étais maman la tête haute, la voix claire et les yeux forts.

Alors qu’ils soient un, mille ou un million, qu’ils viennent seulement mettre en doute cet amour, cette force, cette vérité brute, animale. Qu’ils parlent, qu’ils médisent, qu’ils essaient seulement…

Aujourd’hui, c’est ma fête.
Notre fête.
Pas la leur.
End of discussion.

Mais vraiment, funky mom, fumer cest pas funky.

Publicités