De la coloc – 1

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Vous vous demandez, chers fans de ce blog, comment se passe la colocation entre les six familles qui habitent ici.
Votre curiosité est à son comble.
Qui laisse des cils dans le lavabo ?
Qui récure les toilettes à la brosse à dents ?
Comment est organisé le frigo et qui gère le planning des courses ?
Je n’ai pas toutes les réponses à ces questions. La colocation démarre et toutes les tâches ménagères n’ont pas encore été pourvues.
Mais j’ai de l’anecdote en barre et comme vous pouvez le remarquer dans le titre, tout est ouvert pour qu’à l’avenir, moi ou toute autre détentrice d’une clé de ce blog, viennent vous en narrez beaucoup d’autres.
En tant que dernière coloc arrivée, je me sens investie aujourd’hui d’une mission : celle de vous raconter comment ce blog a pris une part inattendue dans ma vie et comment, par la même occasion, il a été tout récemment la source d’un grand, très grand moment de solitude.
Caroline Ingalls trouve que j’ai un boulot compliqué. Elle n’a pas tout à fait tort.
Disons qu’il est multiple.
Parmi mes fort nombreuses casquettes il en est une qui consiste à vice-présider une association d’entrepreneurs.
Il y a quelques semaines, étant donné que cette association a bien pris son envol et qu’elle génère, de fait, une intense activité, nous avons accueilli en son sein trois stagiaires, étudiants en Gestion des administrations.
Chacun des étudiants est suivi par une personne du bureau.
Je suis donc, très logiquement, le jeune P. qui s’intéresse de près à la communication, mon métier.

Nous travaillons sur ses futures missions dans un espace de co-working. J’ai apporté ma tablette pour que nous puissions faire des recherches à chaque fois que nous en avons besoin.
Pour rappel, une tablette, c’est l’équivalent en taille, de 3 ou 6 smartphones selon le modèle que l’on possède. Pas trop petit, pas trop grand.
La mienne est assez grande. Cela me permet d’ouvrir plusieurs fenêtres à la fois (ou de regarder The good wife sans avoir à plisser les yeux).
La maniaque que je suis aime à rester connectée à mes différents mails et réseaux via des notifications qui s’affichent en bas à droite de ma tablette, soit l’équivalent en taille d’une moitié de smartphone. Vous suivez toujours ?
Autant dire que lorsqu’une nouvelle notif’ arrive. Je la vois. Bien. Très bien même.
A mon âge, il faut bien ça. Car sachez-le, je suis la doyenne de l’appartement.

Je travaille donc avec P. sur l’annuaire en ligne des adhérents de l’association. Nous compulsons le site web. Une notification apparaît : vous avez un nouvel email.
Bien.
Une autre : des mises à jour de l’application D. sont disponibles.
Très bien.
J’y jette un oeil sans vraiment faire attention.

Puis une troisième notif’ arrive : un nouveau message facebook de votre conversation avec Caroline, Lego, Austin, Circé, Linemb et Lego.
Dernier message de Lego : Je ferai bien la lettre à Kate sur le vomi

Pas bien.

Je ne sais pas si l’étudiant stagiaire a le temps de lire.
Je trifouille très rapidement pour tenter de désactiver les notifications.
Mais Dame Lego va trop vite pour moi : Par solidarité vomitive

Là l’étudiant s’arrête de parler.

Moment de solitude. Brut. Vrai. Intense.
Comme on les aime.

Et en même temps, une très grande envie de ricaner.
Non, de pleurer de rire.
Parce qu’on se marre franchement bien ici et même si c’est Un peu la guerre dehors, ici, dans ce loft, c’est clairement du n’importe quoi.
Mais du n’importe quoi joyeux.
Et ça fait du bien.

Merci Lego.

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